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RÉVERBÉRATIONS
Réverbérations. Deuxième de cinq suites, en trois tableaux, du cycle Transes, pour deux grands pianos acoustiques, en préparation, 2025 (111,25 minutes).
Tableau 1 – Échos du jour dans la cité (46,22 minutes). Tableau 2 – Échos du soir au cabaret (40,42 minutes). Tableau 3 – Échos de la nuit dans la savane (24,21 minutes).
La communication humaine peut être conçue au sens propre et au sens figuré comme une incessante réverbération de sons, de couleurs, d’ombres et de lumière, de froideur et de chaleur ; de sensations, d’impressions, de perceptions ou d’interprétations. Il s’agit d’un flot continu d’échos et de reflets, de réponses et de propositions, de raisonnements et d’affirmations. À travers ce bruit soutenu de la vie, des êtres écoutent, se disent et sont parfois entendus, parfois pas. C’est un bourdonnement en toile de fond de l’activité humaine qui ne s’éteint jamais. Dans l’impasse d’une petite rue, on peut entendre des murmures, une rumeur confuse ou encore une bruyante clameur. Des fois, dans la cité, c’est un tumulte, peut-être même un vacarme persistant. De temps à autre des chuchotements émergent d’un silence sacré protégé par la nature, des protestations sont vociférées sur la place publique ou des supplications sont chantées dans l’humilité des lieux de culte. Tel est le sens sous-jacent de Réverbérations qui s’inscrit, comme Modulations, dans le courant minimaliste de musique classique contemporaine représenté en particulier par Philip Glass, mais qui s’inspire également de certains rythmes et tonalités explorés par Francis Lai et Dave Brubeck. Réverbérations se propose de saisir des composantes simples du discours humain dans ses formes les plus diversifiées comme le calme ou l’agitation, l’impulsivité ou la réflexion, la détermination ou l’incertitude. Parfois la parole est babillage, parfois les mots retentissent et résonnent dans l’espace des transmissions comme des détonations. Parfois, ils sont insignifiants et sans fondements. À d’autres moments, ils modifient la trajectoire des événements. Réverbérations est un voyage sonore en trois tableaux dans l’univers des échanges, des interactions et de la communion entre êtres humains. C’est aussi un labyrinthe à l’intérieur duquel l’auditeur passe d’un univers à un autre tout en cherchant son chemin. Une porte s’ouvre et un autre paysage apparaît permettant de marcher lentement dans un sentier ou obligeant, dans une course obstinée, de dévaler précipitamment monts et vallées. Quelques mesures sont consacrées à un hommage discret à l’opéra Satyagraha de Philip Glass.
Extrait sonore, tableau 1, p. 55-61, deux pianos, version Midi (2,34 min.).
Extraits de notes manuscrites pour l’écriture de la partition :
Extraits de la rédaction en cours de la partition (p. 49, 51, 102, 120) :
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